Archive de juillet 2009
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un grand merci à tous ceux qui m’ont offert ce beau cadeau!
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Après notre excursion dans les volcans, nous rejoignons notre hôtel dans les environs d’Aso. Trouver un hébergement dans cette région avait été particulièrement difficile, et nous avions fini par réserver un ryokan (auberge traditionnelle) environ trois fois plus cher que nos autres hôtels, le Ryokan Sozankyo.
L’expérience a été unique! Accueillis avec macha et pâtisserie, on nous emmène ensuite à notre chambre ouverte sur un jardin intérieur et à 19h on nous amène notre dîner, ou plutôt notre festin : assiette de sashimi (thon, poisson blanc, oursin), assiette avec crevette, légumes cuits, fèves frites dans une coque de sel rose, sashimi de sèche, alcool de prune;

une soupe (bouillon clair avec un petit poisson et des champignons étranges entourés d’une poche gluante quand on les sort du liquide), un sashimi de cheval (H. a mangé le mien), une racine de lotus entourée d’une fine couche d’omelette et remplie d’une péparation à base de wasabi, et des légumes;

un poisson grillé entier (à manger aux baguettes) et deux bigorneaux;

des udon (grosses nouilles de riz) froides; un barbecue légumes, viande, poisson, cuit sous nos yeux dans une petite marmite individuelle;

des tempura de crevette et des légumes marinés; du riz aux herbes; et pour finir, un pot de crème au tofu et coulis de fraise.
un vrai régal!
La journée s’est terminée dans les sources de l’hôtel, à l’eau jaune et à l’odeur très métallique, pour reprendre des forces avant le petit déjeuner du lendemain, lui aussi pantagruélique (tofu, natto -fortement déconseillé le matin- oeuf et bacon, soupe, riz et algues pour faire ses propores onigiri, saumon cuit, légumes marinés et salade)

Rien à dire ?
L’ascension du Mont Aso était pour moi la grande incertitude du voyage : tout dépendait du sens du vent. Et pour cause : une fois arrivés à Aso grâce à un vieux train rouge, on nous apprend, à nous et aux dix autres touristes perdus ici, que l’accès au Naka-dake, le cratère principal, est fermé, car le vent pousse les émanations toxiques vers l’observatoire.

Par dépit, nous prenons le bus jusqu’au musée du volcan, au milieu des cinq cratères. En chemin, nous appercevons le Komezuka, petit cratère très connu car en forme de bol de riz (si si, je vous assure).

Arrivés au musée où nous trouvons tout un tas de randonnées à faire dans les environs du grand toxique, nous décidons de partir à l’assaut du Kijima-dake. La montée m’a coûté ce qui me restait de poumons et m’a donné l’impression d’être plus sur un mur d’escalade que sur un chemin de rando tellement la pente était forte, mais voyant H. trottiner joyeusement devant moi, j’ai ravalé ma fierté et continué quasi à quatre pattes. La vue à 360° sur la caldeira arrivés en haut en valait largement la peine.

Une fois revenus en bas, miracle, l’accès au Naka-dake est réouvert! Deuxième miracle, nous rencontrons des Allemands avec une voiture qui nous emmènent directement au cratère (toujours en alerte orange) et le troisième miracle, c’était la découverte du lac d’acide au fond du cratère.


Et bien évidemmant, qui dit lieu touristique, dit cars de collégiens :

Rien à dire ?

Rien à dire ?

en vrai il y avait un petit peu de réseau au fond du jardin dans la deuxième serre à droite, et juste du edge tellement lent que j’ai préféré profiter du soleil (entre deux orages).
Rien à dire ?
La ville était décrite comme pas vraiment intéressante ni jolie dans nos guides, son seul attrait résidant dans sa multitude de onsen différents. Nous y avons fait escale un peu par défaut, trouver un hébergement aux alentours étant très difficile. Après un trajet interminable en bus, le chauffeur coupant le moteur à chaque feu rouge, intersection et arrêt de bus, nous arrivons dans le quartier des enfers, sorte de disneyland des sources chaudes. H. et moi avons visité les dernières encore ouvertes (tout ferme vers 17h30) : des lacs turquoises , de la boue bouillonnante, des geysers… et partout une fumée blanche s’échappant des quatre coins de la ville.


Après un diner dans un restaurant populaire où chacun se sert parmi les plats en vitrine, H. et moi filons vers le Kitahama Onsen : un établissement thermal avec notamment un grand bassin en plein air où nous nous sommes baignés sous les étoiles, qui a finalement justifié notre arrêt dans la ville.


Rien à dire ?
Le trajet pour rejoindre Beppu, sur l’île de Kyushu, a été calculé à la minute près : 10mn pour rendre les clefs de la maison, 20 mn pour atteindre la gare d’Uchiko pour prendre le train de 9h26 arrivant à Yawatahama à 9h52 et 23mn pour arriver au port de la ville et prendre nos billets (quand la fille du guichet nous a remis des formulaires à remplir, j’ai cru que mon stressomètre allait exploser) pour le ferry qui partait à 10h15. A 10h13 on posait nos sacs dans une des grandes salles du ferry. On était larges, finalement.



Je vous rassure, nous n’avons pas passé les vacances à stresser sur les horaires, c’est seulement qu’il n’y avait qu’un train par heure, un ferry toutes les 3-4 heures…
Rien à dire ?
La première impression de la ville est assez décevante, mais elle se dissipe vite en arrivant devant la Résidence Takahashi, où nous allons passer la nuit.

Cette vieille demeure japonaise transformée en musée dans le bâtiment principal nous sera complètement réservée à partir de 16h30, quand le personnel du musée partira. Nous allons donc passer la nuit dans une grande maison rien que pour nous (avec les meilleurs futons de tout le voyage).

La ville a un petit centre historique composé de vieilles maisons de marchands et la visite se fait sur fond de musique de parc d’attraction diffusée dans les rues de 6h à 18h (à ces heures là tout un tas d’annonces sont faites, mais ne me demandez pas ce que ça raconte).



En conclusion, une petite ville calme, très jolie, uniquement visitée par des cars de vieux Japonais, et surtout le meilleur hôtel de tout le voyage!


Rien à dire ?

Le premier dessin d’une série-test inspirée de mes magazines préférés. Enjoy!
